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Le niveau de maturité du cloud que les PME s’imaginent

Neuf entreprises sur dix utilisent le cloud. Ce chiffre cache la vraie question : l’utilisation ne signifie pas la maîtrise.

Par Benedikt Langer 18 juillet 2026 5 min de lecture
Le niveau de maturité du cloud que les PME s’imaginent

Neuf entreprises sur dix utilisent le cloud. Ce chiffre donne l’impression d’un sujet résolu, mais il masque la vraie question. Utiliser n’est pas maîtriser. Entre un abonnement Microsoft‑365 et une architecture cloud réfléchie, il y a des mondes. C’est précisément dans cet écart que vit le PME.

Les points clés en bref

  • L’utilisation est la norme, la maturité ne l’est pas. Selon le Bitkom Cloud Report 2025, 90 % des entreprises utilisent le cloud. Mais seulement 47 % de toutes les applications informatiques fonctionnent réellement depuis le cloud. Le reste reste dans le propre centre de données.
  • Dépendance sans stratégie. 62 % des entreprises s’arrêteraient sans le cloud. Qui dépend autant doit maîtriser l’architecture, pas seulement la payer.
  • Le niveau de maturité se révèle à travers quatre questions. Le contrôle des coûts, l’architecture, la capacité de sortie et la gouvernance distinguent l’utilisation consciente du cloud d’une croissance sauvage.

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Ce que disent réellement les chiffres

La diffusion est impressionnante. 90 % d’utilisation du cloud, un bond de 81 % l’an précédent. Mais l’indicateur le plus révélateur se trouve à côté : seulement environ la moitié de toutes les applications informatiques fonctionnent depuis le cloud. L’autre moitié reste on‑premises, souvent pour de bonnes raisons, mais souvent aussi parce qu’une migration n’a jamais été pleinement envisagée.

// Données
47 %
de toutes les applications informatiques en Allemagne fonctionnent depuis le cloud. Un an auparavant, c’était 38 %. Source : Bitkom Cloud Report 2025, 604 entreprises de 20 salariés et plus.

Cette différence est l’indicateur du niveau de maturité. Une entreprise qui utilise le courrier électronique et Office dans le cloud, mais laisse le reste dans les sous‑sols, utilise le cloud. Elle ne le maîtrise pas. La maturité signifie décider consciemment quelle application appartient où, plutôt que de gérer le hasard des dix dernières années.

Les quatre questions du niveau de maturité

La maturité se lit dans le contrôle. La part du cloud à elle seule en dit peu. Quatre questions séparent l’utilisation consciente du cloud de la croissance sauvage. Premièrement les coûts : l’entreprise sait‑elle quelle équipe engendre quels coûts cloud ? Ou la facture arrive‑t‑elle comme une surprise ? Sans balisage et bases FinOps, le budget reste une boîte noire.

Deuxièmement l’architecture : les applications sont‑elles conçues pour le cloud ou simplement déplacées ? Un lift‑and‑shift sans adaptation engendre des coûts élevés pour un bénéfice limité. Troisièmement la capacité de sortie : pourrait‑on changer de fournisseur sans que des mois s’écoulent ? Quatrièmement la gouvernance : qui peut commander des services, comment l’IT fantôme est‑elle évitée ?

La position opposée : la maturité n’est pas une fin en soi

On peut objecter qu’une PME n’a pas besoin d’une architecture hyper‑scalable. C’est vrai. Toutes les entreprises n’ont pas à être cloud‑native. Un système on‑premises solide vaut mieux qu’une migration mal exécutée. L’enjeu est la prise de conscience de sa propre situation. Une utilisation maximale du cloud compte moins.

C’est précisément ici que le rapport met un second accent. De nombreuses entreprises souhaitent davantage de souveraineté et une option cloud allemande, sans avoir clarifié leurs propres dépendances. Le désir de contrôle est présent. La condition préalable, à savoir connaître sa propre architecture, manque souvent encore.

Ce que représente la prochaine étape

L’entrée honnête consiste en un état des lieux. Quelles applications fonctionnent où, quels sont leurs coûts, quelles dépendances existent ? Cet inventaire semble peu spectaculaire, mais il constitue la base de toute progression de maturité. Celui qui le possède peut prioriser, au lieu de deviner.

Ensuite vient la décision consciente par application, et non le déplacement massif. La maturité cloud se développe grâce à une plus grande clarté. Plus de cloud seul ne la fait pas avancer. Le taux d’utilisation de 90 % est atteint. Le vrai travail commence lorsqu’on se demande ce que vous faites réellement avec le cloud.

Foire aux questions

Que signifie le niveau de maturité cloud ?

Le niveau de maturité cloud décrit à quel point une entreprise utilise le cloud de manière consciente et maîtrisée. Il mesure le contrôle des coûts, de l’architecture, des changements de fournisseur et de la gouvernance. L’utilisation pure reste secondaire. Un haut niveau de maturité signifie que les décisions cloud sont planifiées plutôt que nées de façon aléatoire.

Combien d’entreprises utilisent le cloud selon Bitkom ?

Selon le Bitkom Cloud Report 2025, 90 % des entreprises utilisent des applications cloud, contre 81 % l’année précédente. En même temps, seules 47 % de l’ensemble des applications informatiques proviennent réellement du cloud.

Pourquoi une forte proportion de cloud n’équivaut pas à une haute maturité ?

Parce que l’utilisation et la maîtrise sont deux choses différentes. Un abonnement Office transforme une entreprise en utilisatrice du cloud, mais n’apporte aucune information sur le contrôle des coûts, une architecture propre ou la capacité de sortie. La maturité se manifeste par le contrôle, pas par la part.

Quels types de cloud sont les plus répandus ?

Selon Bitkom, le cloud privé arrive en tête avec 74 %, suivi du cloud public à 59 %. 41 % utilisent le multi‑cloud via plusieurs fournisseurs, 29 % une cloud hybride combinant services privés et publics.

Comment une PME peut‑elle augmenter son niveau de maturité cloud ?

Grâce à un état des lieux. Quelles applications fonctionnent où, quels sont leurs coûts, quelles dépendances existent ? Sur cette base, il est possible de décider consciemment par application, plutôt que de migrer de façon massive. La maturité croît grâce à la clarté, pas grâce à davantage de cloud.

Conseils de lecture de la rédaction

Source de l’image : générée par IA (juillet 2026)

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