IDC : Les coûts, etc. entraînent un retrait partiel du cloud
De nombreuses entreprises se retirent de l'informatique en nuage publique (cloud public) en raison notamment de coûts et de problèmes de sécurité, selon…
Ils ne veulent pas y renoncer complètement, mais de nombreuses entreprises ont réduit leur engagement dans le cloud. Les principaux facteurs à l’origine de cette décision sont les coûts, les performances souvent décevantes et la sécurité insuffisante, selon l’institut de recherche de marché américain IDC.
Les points clés en bref
- Les entreprises se retirent partiellement du cloud public car il est souvent trop cher et trop lent.
- Les raisons fréquentes sont les coûts élevés, les problèmes de latence, les inquiétudes en matière de sécurité et les exigences de conformité.
- Plus de la moitié des entreprises a déjà dépassé son budget cloud pour 2024.
- Seuls 8-9 % prévoient de rapatrier intégralement toutes leurs charges de travail dans leurs propres centres de données.
- Les infrastructures hybrides composées d’infrastructures sur site, de cloud privé et de cloud public gagnent en importance.
Surtout en ce qui concerne le cloud public, l’enthousiasme initial des entreprises s’est quelque peu apaisé. En effet, beaucoup d’entre elles ont entamé un retrait partiel parce que le cloud public est trop cher, trop peu performant, trop peu sûr et difficile à gérer. S’y ajoute, selon IDC, la question de la conformité.
Cependant, cela ne signifie pas que les entreprises veulent renoncer complètement au cloud public. Beaucoup d’entre elles préféreraient un mélange d’infrastructures sur site, de cloud privé et de cloud public, comme le rapporte heise online.
Seuls huit à neuf pour cent des entreprises interrogées prévoient de rapatrier intégralement leurs charges de travail. Mais cette tendance est particulièrement visible chez les grands groupes. Parmi les raisons du retrait partiel du cloud public, les coûts élevés sont en tête. En effet, chez un peu plus de la moitié des entreprises, les budgets cloud prévus pour 2024 ont déjà été dépassés.
L’IA et la complexité sont également des facteurs de coûts
Les facteurs de coûts ne sont pas seulement les prix accrus des fournisseurs, mais également la complexité croissante des services souscrits, les coûts énergétiques accrus et les nouvelles technologies telles que GenAI. Les fournisseurs et les entreprises utilisatrices s’étaient pourtant promis que les coûts informatiques diminueraient avec le cloud, comme le souligne IDC. Or, cela ne se vérifie pas toujours, comme le montre l’exemple de 37signals selon heise online. Le déménagement dans son propre centre de données, loin du cloud public, a déjà permis à l’entreprise de développement de Basecamp et HEY d’économiser un million de dollars la première année. L’entreprise prévoit d’économiser près de deux millions de dollars par an. C’est plus que les sept millions initialement prévus sur cinq ans. Les coûts matériels de l’exploitation sur site s’amortiraient rapidement, selon le directeur technique David Heinemeier Hansson.
En ce qui concerne les performances dans le cloud, les clients B2B se plaignent surtout de problèmes de latence avec certaines applications, selon l’enquête d’IDC. Pour les charges de travail liées à l’IA, par exemple, une infrastructure sur site est préférable au cloud public.
La sécurité est également un facteur
Après quelques incidents, de nombreuses entreprises doutent également de la sécurité des données et de la protection des données dans le cloud public. La sécurité juridique de Microsoft 365 dans les administrations est au moins controversée en Allemagne. Pour être du côté de la sécurité, de nombreuses entreprises misent sur une stratégie de multi-cloud. Mais celle-ci est généralement associée à une charge administrative beaucoup plus complexe. Avoir le contrôle sur site est plus simple pour de nombreuses entreprises, selon IDC.
Cependant, la plupart des entreprises maintiendraient le cloud public comme composant central de leur exploitation informatique. L’étude de tendance réalisée par IDC montre cependant clairement que la tendance va vers une approche hybride renforcée. En effet, celle-ci prend en compte les facteurs importants que sont les coûts, les performances, la sécurité et la protection des données, ainsi que la conformité et la facilité d’administration, pour certaines charges de travail.
Foire aux questions
Pourquoi certaines entreprises quittent-elles le Cloud public ?
Parce que le Cloud public est trop cher, peu performant, peu sûr et difficile à gérer pour beaucoup d’entre elles. Les exigences de conformité jouent également un rôle.
Quels facteurs font augmenter les coûts du Cloud ?
Outre l’augmentation des prix des fournisseurs, la complexité, les coûts énergétiques et les nouvelles technologies telles que GenAI sont déterminants. Plus de la moitié des entreprises ont dépassé leur budget 2024.
Quelles économies 37signals a-t-il pu réaliser en quittant le Cloud ?
L’entreprise a déjà économisé un million de dollars la première année et s’attend à des économies de près de deux millions de dollars par an.
Pourquoi l’On-Premises est-il préféré pour les charges de travail en IA ?
Selon IDC, une infrastructure On-Premises offre de meilleures performances et une latence plus faible que le Cloud public pour les charges de travail en IA.
Quelle stratégie de nombreux entreprises mettent-elles en place à la place ?
Beaucoup optent pour une stratégie Multi-Cloud ou hybride afin de mieux contrôler les coûts, les performances, la sécurité et la conformité.
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