Les PC avec IA pourraient devenir des best-sellers
Selon une nouvelle étude d'IDC, 80 % des entreprises prévoient d'acquérir des PC dotés d'intelligence artificielle.
À retenir (WIK) : 80 % des entreprises interrogées dans une étude IDC prévoient d’acheter des PC dotés d’intelligence artificielle intégrant des unités de traitement neuronal (NPU). Le traitement local de l’IA promet davantage de confidentialité, une latence réduite et une indépendance vis-à-vis des services cloud.
80 % des entreprises interrogées dans une nouvelle étude IDC envisagent déjà l’achat de ces soi-disant PC IA. L’étude souligne comme grand avantage de cette évolution la démocratisation de l’intelligence artificielle.
À la télévision allemande, la publicité pour les PC IA d’un important fournisseur international est actuellement diffusée. Ces ordinateurs seraient particulièrement adaptés aux usages professionnels (B2B) et auraient l’avantage de traiter les tâches d’IA plus efficacement et plus rapidement qu’un PC classique.
Une étude d’IDC Research, commanditée par AMD et basée sur un sondage de 670 décideurs informatiques aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et au Japon, examine non seulement les opportunités, mais aussi les préoccupations liées à la sécurité informatique et à la conformité. Selon cette étude et un article de Computerwoche, la part des PC IA utilisés en entreprise devrait passer d’environ 5 % seulement en 2023 à 94 % d’ici 2028.
Un usage plus large de l’IA au sein des effectifs
Par ailleurs, 97 % des responsables informatiques interrogés parmi les 670 participants souhaitent rendre l’intelligence artificielle accessible à davantage de collaborateurs qu’auparavant. Comme l’explique Tom Mainelli, vice-président d’IDC chargé de la recherche sur les appareils et les consommateurs, cela reflète « une tendance plus large vers la démocratisation des capacités d’IA, garantissant que les équipes, quel que soit leur niveau ou leur fonction, puissent bénéficier de son potentiel transformateur ».
Un accès facilité aux outils d’IA, de plus en plus spécialisés selon les tâches, permettrait d’accroître la productivité, la collaboration et l’innovation dans tous les secteurs.
Toutefois, les répondants identifient plusieurs obstacles majeurs à un accès élargi aux outils d’IA via le cloud : la protection des données (36 %), les risques de sécurité (32 %), les coûts (31 %) et les problèmes éventuels de conformité (29 %). 26 % des répondants craignent que les outils d’IA ne puissent pas être adaptés aux besoins des employés, et 26 % ne voient pas d’utilisations concrètes possibles.
25 % doutent de la valeur ajoutée, tandis que 23 % redoutent des problèmes de performance ou de réseau. Respectivement 22 % estiment qu’il est encore trop tôt pour un accès élargi aux outils d’IA et perçoivent la souveraineté sur la propriété intellectuelle comme menacée.
Une attitude plus positive qu’il y a deux ans
D’après Computerwoche, la nouvelle étude IDC s’appuie sur l’enquête AMD 2023 Commercial Survey, mais révèle quelques tendances inédites : ainsi, les préoccupations liées à la sécurité de l’IA étaient bien plus élevées en 2023, à 67 pour cent. Les décideurs informatiques sont également plus optimistes qu’il y a deux ans (76 contre 67 pour cent) quant à l’amélioration de la productivité grâce aux PC dotés d’IA. La majorité des répondants (82 pour cent) perçoivent les PC IA positivement pour les collaborateurs et prévoient d’investir dans du nouveau matériel d’ici la fin de l’année.
Le facteur coût constitue selon l’étude actuelle le principal frein aux projets d’IA. Les petites entreprises doivent déjà compter entre 50 000 et 500 000 dollars pour une instance interne de GenAI, tandis que chez les grands groupes, les coûts peuvent rapidement atteindre plusieurs millions. Par ailleurs, des réticences et des risques subsistent concernant les offres cloud en matière de protection des données et de cybersécurité. En revanche, 74 pour cent des répondants estiment que les PC IA permettent une meilleure prévention des risques de sécurité.
Des attentes élevées malgré un bénéfice souvent encore flou
Selon l’étude IDC, les entreprises devraient dépenser mondialement 42 milliards de dollars pour des projets GenAI d’ici 2030, incluant les chatbots, la recherche, le marketing et les outils de collaboration. Toutefois, le retour sur investissement (ROI) n’est pas toujours clair, ce qui explique l’abandon rapide de près d’un projet GenAI sur trois.
Les attentes des répondants concernant le déploiement des PC IA restent toutefois positives. 83 pour cent espèrent une réduction des tâches répétitives, 79 pour cent qu’un ordinateur IA permettra aux collaborateurs de mieux se concentrer sur l’essentiel, 76 pour cent une productivité accrue, et respectivement 75 pour cent une réduction des postes et une plus grande créativité au sein des équipes. 74 pour cent s’attendent à une amélioration du TCO (coût total de possession) et 72 pour cent à des investissements accélérés.
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Source image principale : Pexels / Ron Lach


