Ce qui bloque encore trop souvent la migration vers le cloud
De nombreuses entreprises connaissent certes les avantages du cloud, mais hésitent encore à migrer ou ramènent même des applications sur site via un « roll-back ». Une étude IDG, réalisée conjointement avec …
De nombreuses entreprises connaissent certes les avantages du cloud, mais hésitent encore à migrer ou ramènent même des applications sur site via un « roll-back ». Une étude IDG, réalisée conjointement avec T-Systems et Lufthansa Industry Solutions, résume les principaux obstacles rencontrés.
L’essentiel
- 38 % des entreprises interrogées ont déjà lancé ou achevé un projet de migration vers le cloud.
- Les principales raisons des retards sont la complexité (38 %) et l’absence de soutien de la direction générale (31 %).
- Les grandes entreprises (à partir de 1 000 employés) sont plus avancées : 44 % ont migré, contre seulement 29 % pour les petites entreprises.
- 71 % des entreprises adoptent une démarche stratégique pour leur migration vers le cloud, et 42 % intègrent fermement le cloud dans leur stratégie informatique globale.
- Les systèmes CRM (45 %) et les applications de business intelligence sont les plus fréquemment migrés vers le cloud.
Les collaborateurs, grâce à leur forte affinité avec les smartphones, sont souvent plus en avance que leurs entreprises lorsqu’il s’agit de tirer parti des avantages du cloud et d’accélérer la transformation numérique. En effet, de nombreuses entreprises, qu’elles soient grandes ou petites, continuent de freiner leur migration vers le cloud.
Les deux principaux freins sont, avec respectivement 38 % et 31 %, la complexité du sujet et l’absence de soutien de la direction générale. C’est ce que révèle une étude récente intitulée « Migration vers le cloud 2025 », menée par les publications IDG CIO et Computerwoche, en collaboration avec T-Systems et Lufthansa Industry Solutions. Pour cette étude, 346 responsables métier et IT au niveau C-suite, cadres dirigeants IT et représentants des métiers issus de divers secteurs ont été interrogés.
Quand la direction ne suit pas
Seulement 38 % des personnes interrogées ont déjà lancé ou finalisé au moins un projet de migration vers le cloud ; un quart d’entre elles prévoit de le faire en 2025. Plus d’un cinquième (21 %) souhaite même se donner encore un à trois ans supplémentaires.
Les grandes entreprises comptant plus de 1 000 employés sont souvent plus avancées : 44 % d’entre elles ont déjà mis en œuvre au moins un projet de migration, contre seulement 29 % pour les petites entreprises de moins de 500 employés – soit 15 points de pourcentage de moins.
L’un des freins majeurs est précisément l’absence fréquente de soutien de la direction, dépassée uniquement par la complexité du sujet. Cette dernière concerne surtout l’infrastructure IT (45 %), la protection des données et la conformité (37 % des réponses), ainsi que la sécurité des données, y compris la reprise après sinistre (disaster recovery) (32 %).
Des budgets et des ressources souvent insuffisants pour la migration vers le cloud
Le manque de soutien de la direction est préoccupant, car ce dernier constitue généralement l’un des facteurs de réussite les plus déterminants pour tout projet. Des budgets IT limités et des processus de migration longs apparaissent également comme des obstacles dans environ 27 % des cas chacun. Une culture d’entreprise inadaptée ou absente constitue un obstacle dans 22 % des cas, ce qui rejoint également la question du manque de soutien de la direction.
À la sixième place, environ 20 % des entreprises signalent un déficit de ressources, notamment en termes de postes à pourvoir et de compétences au sein des équipes. Les défis liés à la sécurité et à la confidentialité sont cités comme motifs de réticence à migrer vers le cloud par 17 % et 16 % des répondants. Par ailleurs, 16 % d’entre eux mettent en avant le doute quant à la valeur ajoutée attendue, tandis que 15 % évoquent la nécessité de modifier ou d’adapter les processus métiers.
En revanche, parmi celles qui ont déjà mené un ou plusieurs projets de migration, 31 % se déclarent « très satisfaites » et 47 % « satisfaites » des résultats obtenus. Seulement 3 % se disent « plutôt insatisfaites », « insatisfaites » ou « pas du tout satisfaites » de la migration vers le cloud d’une ou plusieurs applications.
Ce qui pousse à migrer vers le cloud – et à revenir en arrière
Selon Computerwoche, une explication possible du haut niveau de satisfaction observé est que 71 % des entreprises abordent leur migration vers le cloud de façon stratégique, et non selon la logique « on essaie comme ça ». Dans 42 % des cas, l’usage des technologies cloud fait même partie intégrante de la stratégie informatique globale.
Le principal moteur de la migration vers le cloud est l’attente d’économies de coûts : 46 % des personnes interrogées l’ont indiqué, ce chiffre atteignant même 53 % chez les entreprises de taille moyenne, tandis que cet aspect n’est jugé le moins important que par 39 % des petites entreprises.
42 % des entreprises espèrent gagner en sécurité informatique grâce au cloud, et 38 % visent un degré de numérisation accru. La modernisation du paysage applicatif et l’amélioration de la conformité et de la protection des données sont citées comme objectifs avec des taux respectifs de 31 % et 25 %, soit des priorités relativement équivalentes. Une évolutivité flexible des solutions IT n’est considérée comme importante que par 22 % des entreprises.
Préférer « lift-and-extend » plutôt que « lift-and-shift »
L’étude a également mis en lumière plusieurs éléments surprenants. Ainsi, la majorité des personnes interrogées privilégie l’approche « lift-and-extend » (49 %), contre 35 % qui optent pour « lift-and-reshape ». En revanche, seule une minorité de 24 % des entreprises applique encore l’approche classique « lift-and-shift ». Ce dernier mode conservateur consiste à déplacer les applications vers le cloud sans aucune modification du code ni modernisation, ce qui s’est souvent révélé problématique par le passé.
Les applications les plus fréquemment migrées vers le cloud sont les systèmes CRM (45 %), les outils de business intelligence (BI) ou d’analyse de données (38 %), les systèmes de planification des ressources d’entreprise (ERP, 33 %) et les systèmes de gestion des ressources humaines (HRP, 29 %). L’analyse de données (data analytics) figure à nouveau dans la liste avec 25 %. La gestion de la chaîne logistique (SCM) a été migrée vers le cloud dans 24 % des cas, et la gestion financière et des risques dans 23 % des cas. À l’arrière-plan, avec respectivement 11 % et 8 %, figurent de façon surprenante la gestion des flux de travail (workflow-management) et la collaboration. Les outils bureautiques occupent une position intermédiaire, cités dans 20 % des réponses.
Le verrouillage fournisseur semble peu préoccuper
Ce qui surprend également, selon Computerwoche et CIO, c’est le fait que moins de la moitié des entreprises (47 %) mettent en œuvre une stratégie multi-cloud dédiée afin d’éviter un éventuel verrouillage fournisseur (vendor-lock-in). Toutefois, seuls 41 % des personnes interrogées perçoivent effectivement ce risque.
Malgré la haute satisfaction exprimée ci-dessus concernant la migration, un quart des personnes interrogées ont ramené des applications sur site via un « roll-back », 28 % prévoient de le faire en 2025, et 19 % dans un avenir proche. Les explications possibles incluent des effets non conformes aux attentes en matière de coûts et de sécurité informatique, ou encore de mauvaises expériences liées à un verrouillage fournisseur.
Plus de sept personnes interrogées sur dix souhaitent augmenter leurs dépenses consacrées aux technologies cloud, ainsi qu’aux services et projets de migration correspondants, en 2025. Le thème de la durabilité prend également de plus en plus d’importance. Un peu plus de la moitié des personnes interrogées (51 %) indiquent que la réduction de la consommation d’énergie et des émissions de CO₂ exerce désormais une influence « très forte » ou « forte » sur la planification et la mise en œuvre des projets cloud au sein de leur entreprise. Plus d’un tiers (37 %) considèrent par ailleurs que la durabilité revêt à cet égard une « importance plutôt forte ».
Questions fréquentes
Quelles sont les raisons qui entravent le plus fortement la migration vers le cloud dans les entreprises ?
Les principaux freins sont la complexité du sujet (38 %) et l’absence de soutien de la direction générale (31 %). D’autres facteurs incluent le manque de budget et de ressources, ainsi que des préoccupations liées à la sécurité.
Où en sont actuellement les entreprises concernant leur migration vers le cloud ?
38 % des entreprises interrogées ont déjà lancé ou achevé au moins un projet de migration vers le cloud. 25 % prévoient de le faire en 2025, et 21 % souhaitent se donner encore un à trois ans supplémentaires.
Existe-t-il des différences entre grandes et petites entreprises en matière de migration vers le cloud ?
Oui : 44 % des entreprises comptant plus de 1 000 employés ont déjà migré, contre seulement 29 % pour les petites entreprises de moins de 500 employés.
Quelles applications sont le plus fréquemment migrées vers le cloud ?
Les systèmes CRM sont les plus souvent migrés (45 %), suivis des applications de business intelligence. Ces chiffres proviennent des résultats de l’enquête.
Quelle stratégie de migration est la plus privilégiée par les entreprises ?
49 % des entreprises préfèrent l’approche « lift-and-extend », qui consiste à déplacer les applications vers le cloud puis à les étendre progressivement. Seulement 24 % utilisent l’approche classique « lift-and-shift ».
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Traduit de l’original allemand par intelligence artificielle. La version allemande fait foi.

